vendredi 24 avril 2015
2 – Tell me Athanase
Nantes,
29. März 1796.
Place des agriculteurs.
Der General Charette steht aufrecht vor seinem Hinrichtungszug.
Natürlich hat er verweigert, sich die Augen verbinden zu lassen. In wenigen Augenblicken wird er durch ein Kopfnicken den Soldaten selber die Anordnung geben, ihn zu erschießen.
Vielleicht wird er an seine ruhmreichen Tage zurückdenken, an denen er in die Geschichte eingegangen ist. An denen die Menschen auf ihn zu gekommen sind und ihn gebeten haben sich gegen die Truppen dieser blutjungen Republik zu stellen, die sie für ihr Unglück verantwortlich machen... Diese Tage, wo er sich einer verlorenen Sache angenommen hat, um eine Welt zu verteidigen, die sich unter seinen Füßen entblößte.
Eine Salve kracht in den Himmel von Nantes.
Der letzte Rebell ist gefallen.
Noch prosaischer wendet sich euer Herr in diesem Lied an den König von Vendee. Er erzählt ihm von den glücklichen Tagen, an denen er als Herr und Gebieter über den Ablauf in Legé waltete. Man sagte, dass die Schönheit der Gräfin von Rochefoucauld blendete. Eine graziöse „Amazone“, die kam, um an seiner Seite zu kämpfen. Ich habe ihn gefragt, ob er sie wirklich liebte oder vielmehr, ob sie wirklich geliebt wurde.
1 - Lost souls (Verlorene Seelen)
Es ist ein Ort voller verlorener Seelen
An dem wir die Künstler spielen
Aber ich sehe dort nur einen Meister
und unterworfene Sklaven
Weißt du, dass die Zeiten sich geändert haben
« Die Schlüsselfrage » und die Lynchjustiz
sind nicht mehr an der Tagesordnung...
Hier begnügt man sich damit, deine Seele zu
verschlingen
« Herr, rettet mich
vor dem Schlamm und den Verrückten!
Sagt mir, wann ich weinen muss
Es gibt nichts, dass ich zu tun verweigern würde
Auf einen Mini-Guru zu warten, der mit dem Kopf nickt in der Hoffnung, ein besseres Leben zu erreichen, einen Traum zu realisieren oder Teil eines Kreises zu werden, das bedeutet der Schule der Unterwerfung beizutreten. Das moralische Elend besteht für diese usurpatorischen Herren in einem sehr günstigen Aktionsfeld. Sie bekommen dort ihren Honig; mit hemmungslosem Zynismus und Ironie, oft von schlechtestem Geschmack, hören sie nicht auf, diejenigen zu demütigen, die ihren Treueeif geschworen haben und bereit sind diesen widerlichen Tanz zu tanzen...
Dieses „Trash TV“, mit dessen Entstehung sich bereits Horace McCoy in einem kurzen Bericht kurz nach der Krise im Jahre 1929 befasst hat. 35 Jahre später bringt Sydney Pollack es auf den großen Bildschirm. Noch heute ist dieser erschütternde Film ein Meisterwerk des amerikanischen Kinos, dessen Titel einen nachdenklich stimmt:
Nur Pferden gibt man den Gnadenschuss
Mit diesem Album ehre ich die Dame, die mich all diese Jahre begleitet hat und die dabei mehr als einen fasziniert hat... Beißende Kälte, drückende Hitze, bretonischer Regen;
Wenn sie reden könnte, würde sie euch sagen, dass ich sie nicht immer gut behandelt habe. Die Zeit hat sie mit einer edlen Patina versehen, die sie heute zu einer Reliquie macht. Aber – oh Wunder – sie hat ihre Genauigkeit und Harmonie bewahrt, die das Vergnügen einer 12-Saitigen ausmachen.
Sie erholt sich derzeit im Schutze meines Schreins, der auch der Ihre ist...
Ellipse - Booklet : German translation
« Die Ehrwürdigkeite, dass ist der soziale Erfolg aller Scheinheiligkeit».
Vor langer Zeit habe ich diesen Satz von Hervé Bazin in dem Roman, der ihn berühmt gemacht hat, gelesen. Ich habe mich daran ergötzt. Er knüpfte an meine Gedanken und an das, was ich in meinem gesellschaftlichen Leben im Rahmen meiner kurzen Existenz beobachten konnte, an.
Die Jahre sind vergangen und heute bin ich der Erschaffer eines untypischen Weges. Während dieses Album fortschritt, kam mir dieser Sinnspruch erneut in Erinnerung; ich betrachte ihn zum Teil als Antwort auf die Frage, die man mir oft stellt: Warum?... Warum spielst du seit Jahren auf der Straße? Weil ich jeden Tag feststellen musste, dass man, um in der Gesellschaft zu glänzen, intrigieren, manipulieren und sich unterwerfen muss, um ein wenig Dank von einem Abteilungsleiter, einer Standesperson oder einem Prinzen zu bekommen. Nachdem ich mich einmal daran aufgerieben habe, konnte ich mich nicht dazu überwinden, dieser Übung ein weiteres mal zu wiederholen...
Aber befreit von aller Bitterkeit, möchte ich euch mit diesem Album ehren. Ich bin zu dem Schluß gekommen, dass ihr diesem Sinnspruch nicht Folge leistet.
Liebe Passanten aus Nantes oder anderen Gegenden, ihr habt diese Geschichte möglich gemacht. Ihr habt mir erlaubt, dieses Opus in aller Freiheit zu schaffen und ich danke euch dafür.
Dieses Album ist das Eure, das unserer Leben, die sich unermüdlich streifen und kreuzen...
jeudi 7 octobre 2010
Don Felder est sans doute l'un des guitare héros le plus sous-estimé de sa génération.
Sa vie et son parcours pour se hisser au panthéon de l'industrie musicale incarne
le rêve américain par excellence.
Ce gamin qui appris à jouer sur une vieille guitare à trois cordes atteindra
le sommet de son art en rejoignant le groupe Eagles au milieu des années 70...
Il a grandi dans une famille à la fois pauvre et digne, au bout d'un long et poussiéreux
chemin comme il le dit lui-même, à l'orée de Gainsville, une ville de province perdue
au milieu de la Floride.
Lorsqu'il voit Elvis pour la première fois à la télé, c'est un choc et l'élément déclencheur
qui le propulsera vers son destin, devenir le guitariste d'un grande groupe de Rock
et entrer dans l'histoire en participant à l'élaboration d'un des plus beaux album de l'histoire
du rock et de la musique tout simplement : Hotel California.
Mais cet itinéraire fut semé d'embûches et de déconvenues avant d'arriver au sommet.
Et même une fois tout là-haut, les mesquineries, vexations et trahisons furent au rendez-vous.
Son histoire est édifiante et riche d'enseignements.
Don Felder l'a écrite et son récit est devenu un livre que je vous recommande vivement de lire.
P.S. : petit détail, il n'est à ce jour disponible qu'en anglais.
Bonne lecture... :-)
mardi 14 septembre 2010
mercredi 30 juin 2010
"The night they drove my old band down"
Novembre 1976
San-Francisco
Winterland Ballroom
"Good-evening", on imagine que c'est les dents serrées que Levon Helm, batteur et chanteur du groupe "The Band", annonce par ce bref et arride "salut au public" leur ultime concert : La Dernière Valse (The Last Waltz).
Il arrive parfois qu'un être humain soit doté d'un ou de plusieurs talents, qu'il arrive au bon endroits, au bon moment, qu'il soit honnête et fasse les bons choix dans la grâce et la dignité. Alors il se peut qu'il rencontre l'adhésion du plus grand nombre en étant certain de ne s'être jamais compromis.
Levon est sûrement un de ceux-là. Lui et son groupe ont effectué un parcours sans faute depuis sa fondation en 1968. Ils commencent leur carrière en sortant un des joyaux de l'histoire du Rock "Music from big pink", un chef-d'oeuvre, puis un autre "The Band" en 1969. Il rencontrent un succès public et critique, fait rarissime, car même les plus grands de l'époque (Stones, Beatles, Who, Led Zep...) furent décriés à leurs débuts.Les albums qui suivront seront moins forts et inégaux, mais tous demeurent des classiques du genre.
Bien-sûr avec le succès se sont infiltrés quelques poisons d'usage ; drogue (écoutez l'interprétation vocale de Levon dans "Strawberry Wine", il est sous l'emprise de l'héroïne et elle fait froid dans le dos...) ; l'alcool (qui aurait fini par consumer entièrement Richard Manuel, le pianiste, s'il ne s'était suicidé en 1986) ; et surtout la cupidité (Robbie Robertson, guitariste "hors normes" et songwriter talentueux, ne s'oubliera pas en retirant très vite les marrons du feu pour les mettre dans sa besace... En d'autres termes il détournera habilement la paternité des chansons du groupe, paroles et musiques, en créditant la quasi totalité de l'oeuvre à son seul et unique nom. Cette oeuvre qui est manifestement le résultat d'un travail collectif*...
Levon en parle dans son livre "this weel's on fire" au chapitre Divide and conquer. Et à ce titre, il pense que Robbie Robertson songeait depuis longtemps à cette "Porte de sortie en beauté" que constiuait pour lui The Last Waltz" ; en finir avec ce "God damn impossible way of life" qu'est la vie d'un groupe en tournée tout continuant de toucher de confortable "droit d'auteurs". Ce qui devait encore être le cas à l'époque (sic !)
Nous en sommes là quelques instants avant que commence ce concert.
Levon Helm est trop humble pour y penser, et c'est sûrment amer qu'il va monter sur la plus haute marche au Panthéon du Rock.
Il ne se contentera pas d'entrer dans l'histoire de la musique, c'est déjà fait depuis longtemps, mais dans l'histoire de son pays et peut-être même d'un certain genre humain"
Les neufs caméras 35 milimètres dirigées par Martin Scorcese ne capturent pendant quelques secondes que le noir opaque d'une salle plongée dans l'obscurité.
Oui, il vient de vient de loin ce gosse, ce petit blanc-bec qui ravitaillait en eau les ouvriers agricoles dans les champs brûlants de l'Arkansas. Ses parents s'y sont établis pour exploiter une ferme entourée de champs de coton.
San-Francisco
Winterland Ballroom
"Good-evening", on imagine que c'est les dents serrées que Levon Helm, batteur et chanteur du groupe "The Band", annonce par ce bref et arride "salut au public" leur ultime concert : La Dernière Valse (The Last Waltz).
Il arrive parfois qu'un être humain soit doté d'un ou de plusieurs talents, qu'il arrive au bon endroits, au bon moment, qu'il soit honnête et fasse les bons choix dans la grâce et la dignité. Alors il se peut qu'il rencontre l'adhésion du plus grand nombre en étant certain de ne s'être jamais compromis.
Levon est sûrement un de ceux-là. Lui et son groupe ont effectué un parcours sans faute depuis sa fondation en 1968. Ils commencent leur carrière en sortant un des joyaux de l'histoire du Rock "Music from big pink", un chef-d'oeuvre, puis un autre "The Band" en 1969. Il rencontrent un succès public et critique, fait rarissime, car même les plus grands de l'époque (Stones, Beatles, Who, Led Zep...) furent décriés à leurs débuts.Les albums qui suivront seront moins forts et inégaux, mais tous demeurent des classiques du genre.
Bien-sûr avec le succès se sont infiltrés quelques poisons d'usage ; drogue (écoutez l'interprétation vocale de Levon dans "Strawberry Wine", il est sous l'emprise de l'héroïne et elle fait froid dans le dos...) ; l'alcool (qui aurait fini par consumer entièrement Richard Manuel, le pianiste, s'il ne s'était suicidé en 1986) ; et surtout la cupidité (Robbie Robertson, guitariste "hors normes" et songwriter talentueux, ne s'oubliera pas en retirant très vite les marrons du feu pour les mettre dans sa besace... En d'autres termes il détournera habilement la paternité des chansons du groupe, paroles et musiques, en créditant la quasi totalité de l'oeuvre à son seul et unique nom. Cette oeuvre qui est manifestement le résultat d'un travail collectif*...
Levon en parle dans son livre "this weel's on fire" au chapitre Divide and conquer. Et à ce titre, il pense que Robbie Robertson songeait depuis longtemps à cette "Porte de sortie en beauté" que constiuait pour lui The Last Waltz" ; en finir avec ce "God damn impossible way of life" qu'est la vie d'un groupe en tournée tout continuant de toucher de confortable "droit d'auteurs". Ce qui devait encore être le cas à l'époque (sic !)
Nous en sommes là quelques instants avant que commence ce concert.
Levon Helm est trop humble pour y penser, et c'est sûrment amer qu'il va monter sur la plus haute marche au Panthéon du Rock.
Il ne se contentera pas d'entrer dans l'histoire de la musique, c'est déjà fait depuis longtemps, mais dans l'histoire de son pays et peut-être même d'un certain genre humain"
Les neufs caméras 35 milimètres dirigées par Martin Scorcese ne capturent pendant quelques secondes que le noir opaque d'une salle plongée dans l'obscurité.
Oui, il vient de vient de loin ce gosse, ce petit blanc-bec qui ravitaillait en eau les ouvriers agricoles dans les champs brûlants de l'Arkansas. Ses parents s'y sont établis pour exploiter une ferme entourée de champs de coton.
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